La santé mentale au travail n’est plus un sujet tabou. En 2025, celle-ci a même été déclarée Grande cause nationale.
Et pour cause ? Les troubles psychiques représentent aujourd’hui le premier poste de dépense de l’Assurance Maladie…
Pourtant, dans les entreprises, les dispositifs de prévention et d’aide peinent à suivre le rythme. Le sujet dépasse pourtant le simple bien-être au travail. Il touche à la vie entière de nombreuses personnes et de nombreuses familles.
Pour les dirigeants et les DRH, on peut aussi mentionner les enjeux de performance, de fidélisation et de recrutement.
Ici, nous décryptons pour vous les enjeux que les PME et ETI ne peuvent plus laisser sous le tapis !
Pourquoi la santé mentale au travail devient un sujet RH central ?
En quelques années, les regards ont changé. Aujourd’hui, près de 8 Français sur 10 jugent la santé mentale aussi importante que la santé physique (Ipsos, 2024).
Le monde professionnel n’échappe évidemment pas à cette prise de conscience. D’après le Baromètre Qualisocial-Ipsos 2025, 1 salarié sur 4 se déclare en mauvaise santé mentale.
Les conséquences pour les entreprises sont réelles et concrètes. Un salarié qui se sent mal, se concentre moins, s’engage moins et peut présenter un taux d’absentéisme important.
À l’inverse, un salarié en bonne santé mentale affiche concrètement une meilleure capacité de concentration !
Par conséquent, le sujet de la santé mentale quitte alors le champ social pour devenir, pour les entreprises, un enjeu de performance.
Ce que dit la loi : DUERP et risques psychosociaux
Le cadre légal a lui aussi évolué. L’employeur a une obligation de sécurité qui couvre la santé physique ET mentale de ses salariés.
Concrètement, les risques psychosociaux (RPS), doivent être évalués et retranscrits dans le DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels).
En outre, le DUERP n’est pas une simple formalité administrative. Il est un outil qui oblige les entreprises à identifier et prévenir les risques, y compris le stress, la charge de travail ou encore les potentielles tensions relationnelles.
Pour une entreprise le risque d’ignorer le DUERP et les RPS devient alors double : humain et juridique.
Prévention : le retard qui coute cher
Malgré les obligations légales en place, les moyens restent insuffisants. Selon le Baromètre Qualisocial-Ipsos 2025, seuls 23% des entreprises et salariés bénéficient d’un plan de prévention complet.
Toutefois, il existe un constat encore plus affligeant : 39% n’ont accès à aucune mesure préventive. Un chiffre par ailleurs exponentiel dans les plus petites structures !
Or, la prévention fonctionne. Parmi les salariés ayant accès à un dispositif complet, 83% constatent une amélioration conséquente de leur santé mentale.
3 niveaux de prévention
Pour être le plus efficace, les démarches s’organisent à 3 niveaux :
- Primaire : agir sur les causes directement à la source
Réévaluer la charge de travail, améliorer l’organisation, faire évoluer les pratiques de management ou encore clarifier les rôles de chacun
- Secondaire : développer les compétences
Former les managers à repérer les signaux faibles et agir en circonstances, proposer des formations de gestion du temps ou encore du stress, mettre en place des espaces de discussion, renforcer le soutien entre les pairs
- Tertiaire : assumer la prise en charge des difficultés et dommages existants
Mettre en place un suivi psychologique individualisé, mettre en place une cellule de veille et un espace d’écoute bienveillante en interne, collaborer avec la médecine du travail pour aider au suivi des salariés touchés
Chaque niveau est actionnable même avec des moyens limités.
Santé mentale au travail et recrutement : le lien étroit
Premièrement, L’angle du recrutement est souvent négligé.
Effectivement, un mauvais recrutement pèse directement sur les équipes et potentiellement sur leur santé mentale.
Le nouveau collaborateur qui ne match pas avec les valeurs ou se trouve sur un poste qui ne lui correspond pas, et c’est l’équipe qui absorbe les tensions…
À l’inverse, un recrutement réussi protège l’équilibre des équipes. Le bon profil, au bon poste réduit le stress, allège les surcharges de travail et crée un environnement propice à l’épanouissement pour tous.
Ainsi, la santé mentale au travail commence bien en amont. Elle se joue dès la définition réelle du besoin et le matching entre les équipes et le candidat !
C’est aussi bien sûr une question d’attractivité. Un candidat observe les conditions de travail proposées. Une entreprise qui prend le sujet de la santé mentale au sérieux attire alors de fait, des profils plus qualifiés.
Faire de la santé mentale un levier et non une contrainte.
En bref, la santé mentale au travail n’est ni un effet de mode, ni une contrainte supplémentaire. C’est un investissement mesurable sur l’humain !
En effet, pour les dirigeants de PME et ETI, l’enjeu est clair. Il est impératif de structurer la prévention, respecter le cadre légal et de soigner chaque recrutement !
Un recrutement précis et humain agit déjà sur l’état d’esprit de chacun. Chez Feelinks nous avons toujours eu la conviction que l’humain était la clé de tous les succès.