La nouvelle “tendance” qui en dit long sur le marché du travail
Vous connaissez peut-être le “doomscrolling” qui consiste à faire défiler des informations (souvent mauvaises) presque à l’infini !
Découvrez aujourd’hui le “doomjobbing”. Ce mot est apparu récemment (début 2026) et s’est très vite répandu et continue de prendre de l’ampleur.
Derrière ce terme se cache une réalité que beaucoup de candidats connaissent sans savoir le nommer : passer des heures à parcourir des offres d’emploi, multiplier les candidatures et finir découragés !
Pour un cabinet de recrutement, le doomjobbing n’est pas juste un nouveau mot vide de sens à la mode. C’est une preuve d’un marché de l’emploi sous tension, en pleine mutation et qui impacte la relation entre les candidats, les recruteurs et les employeurs !
Le Doomjobbing, c’est quoi exactement ?
Ce terme couvre deux comportements assez proches, il est important de les différencier :
Le scroll compulsif sur les jobboards sans passer à l’acte.
Le candidat fait défiler les offres sans forcément postuler. Une mauvaise ambiance au travail, une sensation de stagnation, une crainte de perdre son emploi… et maintenant, il parcourt des annonces auxquelles il ne candidatera sûrement jamais.
À ce stade, la recherche d’emploi devient une manière de dire “je fais quelque chose” face à une situation sans réelles actions derrière.
La candidature de masse sans stratégie ni ciblage.
À l’inverse, certains candidats envoient des dizaines de candidatures avec le même CV, souvent assistés par IA, en postulant à tout poste qui correspond un minimum à leur profil.
Le point commun entre les deux versions ? Un comportement guidé par la peur, la pression ou encore l’anxiété, plutôt que par une démarche réfléchie.
Comme le doomscrolling, le doomjobbing donne l’illusion d’avancer mais continue d’alimenter le stress
Pourquoi parlons-nous autant de ce phénomène actuellement ?
Le doomjobbing n’est pas qu’une question de manque de volonté. Il est né d’un marché de l’emploi devenu plus dur et imprévisible.
Les facteurs clés :
- Anxiété du marché : incertitude, restructurations, craintes de licenciement ou de changement de stratégie : beaucoup de professionnels en poste gardent alors un oeil sur les offres “au cas où”
- La technologie : les outils en ligne et l’IA rendent les candidatures plus rapides voire instantanées. Candidater est alors très facile ce qui pousse à la quantité plutôt qu’à la qualité.
- La saturation des offres postées : Sur les jobboards, on compte des dizaines de candidatures et même des centaines pour certaines. L’abondance de candidats sur les plateformes peut provoquer deux réactions : soit un sentiment d’impuissance qui freine toute tentative, soit un “effet file d’attente” qui augmente la valeur de l’offre et incitant à postuler de manière irréfléchie, sans vérifier la pertinence de son profil pour le poste.
- Les réseaux sociaux : L’exposition permanente des parcours parfaits sur Linkedin peut abîmer la confiance même des candidats les plus compétents.
Conséquence : Le cercle vicieux pour tout le monde
Pour les candidats, le doomjobbing fatigue avant même d’avoir décroché un poste. Perte de confiance, fatigue décisionnelle, sentiment de ne pas être assez qualifié…
Plus risqué encore, par peur, certains profils peuvent accepter un poste qui n’est pas aligné avec leur valeur, leur compétences ou leurs aspirations. Ce choix se paie souvent quelques mois plus tard !
Pour les entreprises, il y a aussi des effets néfastes et concrets. Les vagues de profils mal ciblés noient les profils pertinents, font perdre du temps de tri et peuvent aussi fortement dégrader l’expérience candidat.
Le paradoxe est tel que : plus le système sature, moins les bonnes personnes et les bons postes se trouvent !
Comment sortir du doomjobbing ?
La solution n’est pas de chercher plus mais bien de chercher mieux.
Voici quelques principes simples pour les candidats et les entreprises :
- Passez du volume à la pertinence : avant de postuler, posez-vous les bonnes questions. Est-ce que ce poste correspond à votre projet, à vos valeurs, à vos compétences…? Il est préférable d’envoyer 5 candidatures ciblées que cinquante lancées comme des bouteilles à la mer !
- Utiliser l’IA pour comprendre pas pour postuler. Cet outil est bénéfique pour vous renseigner sur l’entreprise ou adapter votre candidature aux attentes.
- Replacer l’humain au cœur des recrutements. Un échange direct avec un recruteur vaut souvent plus qu’un CV dans une pile.
- Poser des limites ! Fixer des plages horaires dédiées à la recherche, faites des pauses, ne transformez pas la recherche d’un emploi en un travail à plein temps !
Le role des cabinets de recrutement face au doomjobbing
C’est face à ce genre de situations qu’un accompagnement humain reprend tout son sens. Le doomjobbing isole les candidats et noie les entreprises sous les candidatures.
Les recruteurs font l’inverse : ils remettent la rencontre, l’écoute et la cohérence au cœur de chaque processus.
Chez Feelinks, c’est cette conviction qui guide chacune de nos missions. Prendre le temps de comprendre un projet, les besoins et ne mettre en relation que les entreprises et les candidats alignés. Pas de candidats envoyés au hasard, pas de postes donnés par défaut, juste le bon profil, au bon endroit et au bon moment.
Ce phénomène révèle un système à bout de souffle que seule la qualité et l’humain peuvent rééquilibrer !
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